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HISTORIQUE DE L'UNION EUROPEENNE |
"L'Europe
se cherche. Elle sait qu'elle a en ses mains son propre avenir.
Jamais elle n'a été si près du but.
Qu'elle ne laisse pas passer l'heure de son destin, l'unique
chance de son salut."
Robert Schuman (Pour l'Europe) |
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Les débuts : guerre et
paix
Pendant
des siècles, l'Europe fut le théâtre
de guerres fréquentes et meurtrières. Entre
1870 et 1945, la France et l'Allemagne se sont affrontées à trois
reprises en des conflits qui ont causé de lourdes
pertes humaines. Plusieurs dirigeants européens
ont alors acquis la conviction que la seule façon
de garantir une paix durable entre leurs pays respectifs
était de les unir économiquement et politiquement.
En 1950, le ministre français des affaires étrangères
Robert Schuman a donc proposé d'intégrer les
industries du charbon et de l'acier de l'Europe occidentale.
De ce projet est née, en 1951, la Communauté européenne
du charbon et de l'acier (CECA) composée de six membres :
la République fédérale d'Allemagne, la
Belgique, la France, l'Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas.
Le pouvoir de prendre des décisions concernant les industries
du charbon et de l'acier de ces pays a été
remis aux mains d'une institution indépendante et
supranationale appelée la "Haute Autorité" dont
Jean Monnet a été le premier président.
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Robert
Schuman
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Des trois communautés à l'Union européenne
La
CECA a été un tel succès qu'il n'a fallu que quelques
années pour que les six mêmes pays décident de
faire un pas supplémentaire en procédant à l'intégration
d'autres secteurs de leurs économies. En 1957, ils ont signé
les traités de Rome instituant la Communauté européenne
de l'énergie atomique (CEEA ou Euratom) et la Communauté économique
européenne (CEE) dont les Etats membres se sont employés à
abolir les barrières commerciales qui les séparaient et à
former un "marché commun".
En
1967, les institutions des trois communautés européennes
ont fusionné. A partir de ce moment, il n'y a plus eu qu'une
Commission unique, un Conseil de ministres unique et le Parlement européen.
A l'origine, les membres du Parlement européen étaient
désignés par les parlements nationaux mais en 1979 ont
eu lieu les premières
élections au suffrage universel direct qui ont permis aux citoyens
des Etats membres de voter pour le candidat ou la candidate de leur
choix. Depuis lors, ces élections sont organisées tous
les cinq ans.
Le traité de Maastricht (1992) a introduit de nouvelles formes de
coopération entre les gouvernements des Etats membres, dans les
domaines de la défense ou "de la justice et des affaires intérieures" par
exemple. En ajoutant ce qui était auparavant une coopération
intergouvernementale au système communautaire existant le traité de
Maastricht a donné naissance à l'Union européenne
(UE).
L'intégration est synonyme de politiques
communes
L'intégration
économique et politique des Etats membres de l'Union européenne
signifie que ces pays doivent prendre des décisions communes en
de nombreuses matières. Ils ont donc élaboré des politiques
communes dans des domaines très divers : de l'agriculture à
la culture, de la protection des consommateurs à la compétition,
de l'environnement et de l'énergie au transport et au commerce.
Dans les premiers temps, l'accent était mis sur une politique
commerciale commune pour le charbon et l'acier et sur une politique agricole
commune. D'autres politiques s'y sont ajoutées à mesure
que surgissaient de nouveaux besoins. Certains objectifs politiques clés
ont évolué
avec les circonstances. Par exemple, le but de la politique agricole
n'est plus de produire le plus possible de produits alimentaires au
moindre coût, mais d'encourager des techniques agricoles qui
produisent des aliments sains et de qualité tout en respectant
l'environnement. La préservation de l'environnement est désormais
prise en compte dans l'ensemble des politiques de l'UE.
Les relations de l'Union européenne avec le reste du monde ont également
pris de l'importance. L'UE négocie de grands accords commerciaux
et de coopération avec les pays tiers et met en place une politique étrangère
et de sécurité commune (PESC).
Le marché unique : suppression des
barrières commerciales
Il
a fallu un certain temps aux Etats membres pour abolir toutes
les barrières
commerciales qui existaient entre eux et pour faire de leur "marché
commun" un véritable marché unique dans lequel les biens,
les services, les personnes et les capitaux peuvent circuler librement.
Le marché unique a été officiellement achevé à
la fin de l'année 1992, bien qu'il reste encore du travail à
faire dans certains domaines, comme la création d'un véritable
marché unique des services financiers par exemple.
Au cours des années 1990, il est devenu de plus en plus facile aux
citoyens de se déplacer en Europe grâce à la suppression
des vérifications d'identité et des contrôles douaniers à la
plupart des frontières intérieures de l'UE. Cette évolution
a accru la mobilité des citoyens de l'UE. Depuis 1987, par exemple,
plus d'un million de jeunes Européens ont eu l'occasion d'étudier à
l'étranger avec le soutien de l'Union.
La monnaie unique : l'euro dans la poche du
citoyen européen
En 1992, l'UE a décidé de
mettre en place une Union économique et monétaire
(UEM) comportant l'introduction d'une monnaie européenne
unique gérée par une Banque centrale européenne.
Cette monnaie unique est devenue réalité
le 1er janvier 2002, lorsque les billets et les pièces
en euros ont remplacé les devises nationales de douze
des quinze pays de l'Union européenne (l'Allemagne,
l'Autriche, la Belgique, l'Espagne, la Finlande, la France,
la Grèce, l'Irlande, l'Italie, le Luxembourg, les
Pays-Bas et le Portugal).
Le 1er janvier 2007, c'est au tour de la Slovénie
de s'y ajouter.
Le 1er janvier 2008, ce sont Chypre et Malte qui font le
pas vers cette nouvelle monnaie.
Actuellement, ce sont donc 15 pays de l'Union européenne
qui font partie de la zone EURO avec 3 autres pays hors Union
(Monaco, Vatican et Saint Marin).
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La famille s'agrandit
L'UE s'est élargie par
des vagues d'adhésions successives. Le Danemark, l'Irlande et
le Royaume-Uni y ont adhéré en 1973, suivis de la Grèce
en 1981, de l'Espagne et du Portugal en 1986 et enfin de l'Autriche,
de la Finlande et de la Suède en 1995. En 2004, l'Union européenne
a
accueilli dix nouveaux pays d'Europe orientale et méridionale :
Chypre, l'Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte,
la Pologne la République tchèque, la Slovaquie et la Slovénie.
A partir du 1er janvier 2007, la Bulgarie et la Roumanie se joindront
aux 25 états membres. La Turquie et la Croatie sont également
candidates, mais devront encore attendre. Tous les autres États
des Balkans occidentaux sont des pays candidats potentiels : l’Albanie,
la Bosnie-et-Herzégovine, le Monténégro et la Serbie
y compris le Kosovo vindront peut-être un jour rejoindre l'UE.
L’UE
a plusieurs fois réaffirmé au plus haut niveau la perspective
européenne des pays des Balkans occidentaux, pour autant qu’ils
remplissent les critères d’adhésion. Afin
de permettre à l'UE
de fonctionner efficacement à
vingt-sept membres ou plus, son système décisionnel doit être
simplifié. C'est pourquoi le traité de Nice, qui est entré
en vigueur le 1er février 2003, a établi de nouvelles règles
qui définissent la taille et le mode de fonctionnement de ses
institutions.
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